Domaine La Sorga »
Antony Tortul
Appellation :
Languedoc - Rhône - Sud-Ouest
Agriculture biologique et biodynamie (achat de raisins)Vinification sans
intrants autre que le SO2 (doses maxi 3g/hl)
C’est après 6 saisons passées dans divers vignobles du
Sud de la France (Bergerac, Fitou, Corbières, Ariège et Châteauneuf du Pape)
en tant que technicien viticole et œnologue que Antony Tortul a choisi de s’installer
et de créer La Sorga. Son but était de produire une large gamme de vins
naturels en combinant agriculture biologique ou biodynamique et des
vinifications non-interventionnistes. C’est le résultat d’une rigoureuse sélection
de terroirs exceptionnels (uniquement des parcelles de côteaux, bien drainés
sur une large gamme de profils géologiques : schistes, argilo-calcaires,
quartz…) dans le but d’obtenir des rendements naturellement faibles. La sélection
est à l’image de celui qui la conçoit (un tantinet excessive…) et c’est
ainsi qu'il s'est retrouvé avec une quarantaine de vignes à vinifier (de
l’Ariège à Chateauneuf-du-Pape en passant par Gaillac). Plus il en visitait,
plus il en retenais !
Il privilégie les vignes isolées afin d’éviter toute
contamination par des traitements chimiques. Les vignes sont cultivées sans
produits de synthèse, elles sont labourées ou gardées enherbées afin de
favoriser la vie microbienne des sols en suivant un cahier des charges strict
concernant la culture, les rendements, l’état sanitaire et les stades de
maturité.
Autre élément important, le choix des cépages est très
majoritairement concentré sur les vieilles variétés (Carignan, Cinsault,
Aramon, Grenache, Mauzac, Muscat…), il en est de même pour l’âge des
vignes, qui varie (pour 90 % de la production) de 40 à 110 ans. L’intégralité
de la vendange est effectuée manuellement avec un tri strict, elle est ensuite
transportée dans de petites caissettes (15 kg maximum) afin de garantir son intégrité
jusqu’à la cave. Par la suite, les blancs et les rosés sont lentement pressés,
sans éraflage préalable, pendant 4h30 à 8h et débourbés statiquement. Les
moûts sont ensuite assemblés et entonnés en vieux fûts où la fermentation
alcoolique par les levures indigènes du raisin s’effectue. Les vins
poursuivent ensuite leur fermentation malolactique et leur élevage sur lies
dans les barriques et sont ensuite embouteillés sans collage et majoritairement
sans filtration en lune favorable, par gravité.
Aucun produit œnologique n’est ajouté et les doses de SO2
total oscillent entre 0 et 30 mg/l pour les secs et 45 mg/l sur certains
liquoreux. Les rouges sont vinifiés en cuves ouvertes de petit volume, sans éraflage,
suivant les principes de la macération carbonique pour quelques cuvées, et des
extractions plus poussées pour la majorité des vins. Les fermentations
alcooliques se font à basse température afin de préserver le fruit. Les opérations
d’extraction sont décidées à la dégustation tout comme les durées de
cuvaison qui sont généralement assez courtes (7 à 21 jours). Fin macération,
les pressurages sont soignés (lent et de faible pression) et les derniers jus
de presse écartés. La fermentation malolactique ainsi que l’élevage se font
en fûts pendant 7 à 36 mois.
Pour le millésime 2008, tous les rouges sont sans sulfites
ajoutés et sans aucun produit œnologique. Ce sont, en tout, 29 cuvées (28
commercialisées et une pour les copains soit à peu près, 32000 bouteilles),
qui ont vu le jour en 2008, à majorité de blancs. La sélection évolue tous
les ans (10 % du volume total environ) et de nouvelles cuvées sortiront pour
2009, en revanche, d’autres seront arrêtées.
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