Le Mas de mon Père »
Michèle et Frédéric PALACIOS
lemasdemonpere.chez-alice.fr
Languedoc
11290
ARZENS
Appellations :
Malepère - Vin de Pays d’Oc
Agriculture biologique en conversion -
Vinification en levures indigènes, acidification naturelle si nécessaire, pas
de collage, très faible sulfitage à la mise
Le
Mas de mon Père, construit en 1981, prit naissance réellement en 2005, lors de
la première vinification dans son enceinte. Le Mas se situe au pied du massif
de la Malepère, sur la commune d’Arzens, dans le département de l’Aude. Le
terroir argilo-calcaire est favorable aux cépages nobles dont la richesse en
sucre des raisins apporte une maturité optimale. Le Mas de mon Père est
une entité de 4 ha de vignes à faibles rendements. Son encépagement se
compose de Merlot, Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon, Malbec et Chasan.
Le
Mas de mon Père est un domaine suffisamment petit pour permettre un bichonnage
à l’extrême de toutes les étapes : culture de la vigne
(l’environnement est respecté : limitation des traitements,
engazonnement des fourrières…), vendanges (manuelles triées à la vigne et
au chai), vinification, élevage, mise en bouteilles.
Rien
n’est laissé au hasard et tout est surveillé au quart de tour. Chaque cep de
vigne est taillé à la main, le feuillage contrôlé manuellement ainsi que le
nombre de grappes par cep. Les différents cépages sont vinifiés séparément,
à la parcelle, dans des cuviers inox de petits volumes dans le but de réaliser
le meilleur travail œnologique. Les cuvaisons sont surveillées
quotidiennement, et le chapeau brisé manuellement, pour assurer une bonne
circulation du moût, sans briser les pépins, qui relâcheraient des tanins
secs. Ainsi ils élaborent des vins fins, avec beaucoup de matières, riches en
couleur et à l’aromatique personnelle. Ce sont des vins qui possèdent un
surcroît de complexité et une réelle identité.
Entretien avec Frédéric
Palacios
Pour
commencer, qu’est-ce qui vous a décidé à vous inscrire à notre salon ?
Votre
intéressement auprès de notre travail et également votre passion pour le vin
tout en étant jeune.
Qu’est-ce
que pour vous un vin de qualité ?
C’est
un vin produit par l’artisan-vigneron qui aura donné le maximum de lui pour
faire le meilleur produit ; mais aussi, c’est un vin qui me procure du
plaisir tout le long de la dégustation (à l’ouverture de la bouteille, 1
heure après, 2 heures après, 1 jour après…).
«
Le vin se fait à la vigne » : que vous inspire cette phrase ?
La
vérité.
Comment
qualifieriez-vous les vins de votre production ?
Je
pense que nos vins sont atypiques pour le terroir Malepère. Ce sont des vins
qui ont de la fraîcheur, de la finesse et de la longueur en bouche.
La
culture biologique, comment en êtes-vous arrivé à cette réflexion ?
Est-ce pour vous une contrainte de marché ou vous ne vous fiez qu’à vos
convictions ?
Lors
de mes études, on m’a formé à l’utilisation de produits chimiques
(financement par les groupes « phyto ») pour soigner les plantes.
J’ai moi-même remarqué qu’en utilisant des produits de synthèse, nous
perdons contact avec le végétal (perte d’observation) et nous déséquilibrons
le milieu naturel. La chimie met aussi en péril notre santé et notre
environnement. Je pense aussi que les produits phytosanitaires chimiques altèrent
la qualité des raisins. Toutes ces raisons m’ont convaincu à utiliser la
culture biologique.
Comment
ces méthodes biologiques sont-elles appliquées à votre domaine ?
Travail
du sol, enherbement, pulvérisation de produits homologués bio. Les méthodes
bio sont appliquées par observation de chaque parcelle et par les bulletins bio
de la chambre d’agriculture de l’Aude notamment pour les vers de grappe, la
flavescence dorée.
En
quoi vous êtes-vous persuadés d’être sur la bonne voie ?
Je
ne sais pas si je suis sur la bonne voie mais je sais aujourd’hui que mes
produits ont une réelle identité : celle de son vigneron.
La
certification, êtes-vous pour ou contre ? Est-elle pour vous une fin en
soi ?
Je
ne suis ni pour ni contre la certification mais je pense que le bio est un
engagement personnel et non une certification (un papier).
En
quoi les méthodes « bios » peuvent-elles apporter une solution à
la crise que subit actuellement le vignoble français ?
Elles
peuvent apporter une identité pour chaque région française avec plus de
personnalité dans les produits.
Que
pensez-vous des différents guides tels que le guide de la Revue du Vin de
France, le guide Hachette… ? Envoyez-vous vos échantillons ? Sinon,
pour quelles raisons ?
Je
pense que ces guides sont important pour connaître les nouveaux vignerons et
ces sont des références pour les amateurs de vins. J’envoie mes échantillons
afin d’avoir un avis de professionnels sur mes vins et afin de me faire connaître
auprès des consommateurs.
Pour
terminer, quel est le vin que vous ayez dégusté qui vous a procuré le plus de
plaisir ? Etais-ce un vin conventionnel ou « bio » ?
C’était
un Cahors 1999 cuvée « Les Laquets » par Cosse Maisonneuve.
07/11/2007
|