Château de Gaure »
Pierre FABRE et Marc BERTRAND
www.chateaudegaure.com
Languedoc
11250
ROUFFIAC D'AUDE
Appellations :
Limoux - Côtes du Roussillon
Agriculture biologique en cours de
certification - Vinification naturelle
Les Romains en ont fait un des plus grands
Oppidums du Languedoc, Arnaud de Gaure en 1150 devient Templier. Le Château de
Gaure écrit aujourd’hui une nouvelle page de son histoire en proposant des gîtes
de caractère et des vins prestigieux, dans une nature magnifique. Forêts et
vignobles constituent 200 ha, des heures de balade à 10 min de Carcassonne. Ce
vaste domaine a été repris par la famille Fabre en 2004, de gros travaux sont
en cours, mais l’endroit reste merveilleux ; sa chapelle, son château,
son parc et ses forêts font de cet endroit un « lieux » ;
dans ce lieux le vin a toujours eu une place. La cave de Sieur d’Arques l’a
d’ailleurs régulièrement utilisé pour les grandes réceptions. Il faillait
pourtant y créer un vin, le vin du Château de Gaure.
Vigneron de père en fils depuis cinq générations,
Pierre Fabre revient à ses origines en reprenant ce domaine en 2004. Marc
Bertrand, jeune œnologue de talent, le rejoint en 2005 et tout deux décident
de mener un projet basé sur des vins très haut de gamme. Pour mettre tous les
atouts de notre coté, l’équipe intègre les conseils précieux de J.A. Bloc,
parisien reconnu pour ces créations de grands vins. Les premiers conseils les
amènent à penser naturel, aucun produits chimiques dans le but d’aider la
nature à donner des grands raisins. Les autres conseils se traduisent par des
investissements importants dans une cave à la fois traditionnelle et moderne
par la technologie.
Le vin du Château de Gaure est lancé :
il sera le plus naturel possible, très typique (au point d’être déclassé
Vin de Table en 2005). Il deviendra haut de gamme d’année en année (une des
cinq découvertes Millésime 2006 du Languedoc par la Revue du Vin de France).
Il constituera la gamme blanc du Château de Gaure.
Pour compléter la gamme et fort des
nombreux encouragements reçus, le Domaine décide fin 2006 d’acheter un deuxième
domaine pour y faire la gamme de rouge. Pour cela, ils choisissent un terroir
d’exception : Latour de France en Côtes du Roussillon. Ce domaine a déjà
fait l’objet de récompenses (coup de cœur 3* guide Hachette 2005). Le
premier millésime est mis en bouteille en septembre 2007. Ils ont beaucoup
d’espoir de faire des grands vins avec de vieilles vignes et des terroirs
d’exceptions : Latour Triniach.

Entretien avec Marc Bertrand
Pour commencer, qu’est-ce qui vous a décidé
à vous inscrire à notre salon ?
Votre démarche de rechercher les vignerons
qui recherchent la qualité et l’expression de leur terroir. Notre volonté de
faire découvrir notre domaine (notre premier millésime est 2005) à des gens
qui ont la même idée du vin que nous.
Qu’est-ce que pour vous un vin de
qualité ?
C’est un vin qui a une identité, qui
plaira voir surprendra le consommateur. La qualité se traduit le plus souvent
par un soin particulier du vignoble et beaucoup d’attention lors de la
vinification.
Faire du vin « naturel »,
est-ce donné à tout le monde ?
Tout le monde n’a pas les mêmes préoccupations
quant à la santé du consommateur et à la préservation de l’environnement.
Il s’agit plus d’une philosophie qui se traduit par une réelle identité du
vin. Cela demande une maîtrise technique importante dans les vignes et en cave.
Cela représente souvent plus de risques que lors de recours intempestifs aux
produits (viticoles et œnologiques), mais le résultat n’est pas le même.
Comment qualifieriez-vous les vins de
votre production ?
Authentiques. Nous cherchons à favoriser
l’adéquation entre la plante et son milieu afin d’améliorer la qualité du
fruit. Une vinification naturelle permet ensuite d’exprimer au mieux le
potentiel du fruit afin d’obtenir un vin avec une réelle notion de terroir.
La culture biologique/biodynamique,
comment en êtes-vous arrivé à cette réflexion ? Est-ce pour vous une
contrainte de marché ou vous ne vous fiez qu’à vos convictions ?
C’est pour nous un des moyens
indispensable pour s’orienter vers des vins de grande qualité. Cela se
traduit, en plus, par le respect de l’environnement et la santé du
consommateur.
Comment ces méthodes (bio, lutte
raisonnée…) sont-elles appliquées à votre domaine ?
Travail du sol, taille adaptée et
proscription des désherbants contribuent à une harmonie de la vigne dans son
milieu. Le recours à un minimum de produits de traitement (pas de pesticides)
permet de maintenir une faune et une flore en équilibre en ayant des raisins
sains. Le recours à des tisanes de plantes renforce la vigne et évite certains
traitements contre les maladies.
Les vins « bios »
souffrent-ils d’un problème d’image ? Selon vous, quelles sont les
raisons qui ont amené à ce constat ?
Un vin bio n’est pas forcément un vin de
qualité. Certains en ont usé comme simple argument commercial. Le
consommateur, une fois déçu, doute par la suite. J’ai quand même le
sentiment que le consommateur se soucie de la provenance du produit et de son
mode de production. Selon moi, le vin « bio » a une bonne image,
surtout véhiculée pour la grande qualité de beaucoup de vins « bio ».
Selon vous, est-il possible de faire un
grand vin partout ?
Non, tous les biotopes ne conviennent pas
à la vigne (aux plantes en général) et dans les vins « naturels »,
la notion de terroir est très forte.
Pour terminer, quel est le vin que vous
ayez dégusté qui vous a procuré le plus de plaisir ? Etait-ce un vin
conventionnel ou « bio » ?
Je n’ai pas de palmarès, souvent
« bio ».
07/11/2007
|